Pierre Sèche
Architecture rurale en Luberon
Les mystérieuses bories
Les bories sont faites de pierre sauvage récoltées ici et là au cours de travaux agricoles. Il en faut néanmoins, en moyenne 200 à 300 mille pour construire une borie. Ce qui est remarquable, c’est la technique. Nul mortier, nul pilier, nulle fenêtre ni cheminée : la borie, construction archaïque mais savante, humble mais enviée, vous en trouverez plus d’un millier en Luberon. On en voit de toutes les « espèces » : à chapeau de gendarme, en pyramide, ronde, ou rectangulaire, .. La question de la datation reste posée , bien que la plupart aient été édifiées entre 18e et 19e siècles.
Les aiguiers
Dans les zones calcaires des Monts de Vaucluse, conserver l’eau était vital. L’aiguier est un procédé astucieux de préservation du précieux liquide qui se remarque au nord d’Apt, principalement autour de St Saturnin. Il s’agit d’une citerne creusée dans le roc massif. Des rainures de captage drainent les eaux de pluie vers ces citernes qui sont recouvertes d’une voûte en encorbellement de pierre sèche afin de préserver une eau limpide.
Bancaus, puits, ruchers, cabanons, clapas, pigeonniers
Le Luberon est sans conteste le royaume de la pierre. Nécessité d’épierrer les terres pauvres, et savoir-faire paysan ont favorisé une architecture rurale populaire répondant à une activité agricole. Pour soutenir un terrassement, préserver l’eau, abriter les abeilles, ces constructions sont toutes des annexes indispensables à la vie quotidienne paysanne d’antan.
Les découvrir : partout, au détour des routes et des chemins :
- pigeonniers, autour de Villars, La Tuilière, Saint Saturnin lès Apt, entre Apt et Rustrel, Saint Martin de Castillon, en fait dans tout le Pays d’Apt.
- bancaus à Goult au conservatoire des terrasses de culture.
- bories à Apt, sur le plateau des Claparèdes , à Gordes, à Viens...
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