SITES ET MONUMENTS

Le Parc Régional du Luberon

Carte d’identité :

• Région Provence Alpes Côte d’Azur
• 71 communes (dont : Apt, Cavaillon, Pertuis, Manosque)
• 165 000 hectares
• 155 000 habitants

Située entre les Alpes et la Méditerranée, le Parc naturel régional du Luberon s’étend du Vaucluse aux Alpes de Haute-Provence, de part et d’autre du massif du Luberon. Depuis sa création en 1977, le parc conduit des opérations de protection de l’environnement, d’aménagement du territoire et de développement d’ activités adaptées.

Récemment, le Parc du Luberon a été admis par l’UNESCO dans le réseau mondial des réserves de biosphère, avec 460 autres réserves réparties sur les cinq continents, au rang de " modèle vécu " du développement durable.

Géologie : une histoire de 130 millions d’années

Les terrains visibles les plus anciens du Luberon date du crétacé (ère secondaire). La mer couvre alors la Provence. Le stratotype nommé Aptien par Alcide d’Orbigny, naît un peu plus tard vers 110 millions d’années. Peu à peu, les terres émergent et le climat altère les sables qui deviendront les ocres. Ces gisements, peu nombreux dans le monde, atteignent pourtant ici jusqu’à 50 m de hauteur, et s’étendent sur une bande de 25 km. Le massif du Luberon naît au cours de l’ère tertiaire (-40 millions d’années), avec l’ensemble des reliefs provençaux, au cours d’une phase du cycle alpin.

Des milieux naturels d’une remarquable diversité 

Le Mourre-Nègre, sommet du Luberon culmine à 1125m. Les pelouses sommitales offrent une profusion de fleurs, d’orchidées sauvages, de papillons et sont le refuge du circaète Jean-le-blanc, un rapace qui se nourrit exclusivement de reptiles. La garrigue composée d’arbustes et d’herbacées qui ne craignent pas le calcaire, est dominée par le chêne kermès et le romarin. Ses habitants sont les lézards, pies-grièches et perdrix, ... Les forêts de chênes blancs, ou verts recèlent les vestiges d’anciennes charbonnières. Dans ces chênaies, les espèces animales foisonnent avec les hiboux, geais, chevreuils, ... Les falaises et les gorges favorisent la vie des rapaces : le hibou grand-duc, l’aigle, le vautour percnoptère. Les rivières sont rares ; pourtant, les orages ravivent la vie de ce milieu, dont la flore et la faune sont très menacés.

Un habitat très provençal

Dominé par une architecture de pierre sèche emblématique (bories, terrasses, aiguiers, murets), le Luberon est partagé entre villages perchés et villages de plaine. On compte aujourd’hui 5 communes classées parmi les Plus beaux villages de France (Ansouis, Gordes, Lourmarin, Ménerbes et Roussillon). Bâtis au pied d’un château ou encerclés de remparts, les villages perchés reflètent le besoin de protection de la population du début du début du XIIe siècle. Les villages construits en plaine plus tardifs (XVIe siècle), sont plus proches des voies de communication. On remarque universellement la beauté, l’équilibre et l’harmonie des mas et des bastides. Ce sont les contraintes d’un pays, d’un sol et l’adaptation au climat qui ont donnés naissance à ces bâtis simples aux pièces rajoutées au fur et à mesure des besoins. Le bon sens et la configuration des terrains guidant l’ensemble, ces fermes se fondent ainsi dans le paysage.

Agriculture

L’activité agricole s’intègre avec harmonie dans le paysage du Luberon. Deux grandes productions prédominent : la cerise et la vigne.
L’élevage caprin et ovin s’impose dans les massifs et contreforts; le Luberon est renommé pour ses fromages de chèvre fermiers et l’agneau de pays. La distillation de lavande et la production de miel sont naturellement associés. L’exploitation de la truffe est aussi très pratiquée ; environ 20% de la production nationale est produite dans le Luberon.
Les sols légers et caillouteux des côteaux ont favorisé la vigne : production de la ½ du raisin de table français et 3 appellations (Côtes du Luberon, Côtes du Ventoux et Côteaux de Pierrevert). La culture du cerisier avec principalement, le bigarreau Napoléon s’impose (16 à 20 000 tonnes par an, pour la seule entreprise Kerry Aptunion). Enfin, les versants sont propices à la culture des célèbres melons de côteaux, « Goult » ou « Cucuron », dits « de Cavaillon ».
Dans les plaines, de nombreuses oliveraies renaissent. Mais, les cultures de primeurs prospèrent principalement dans la vallée de la Durance. Celle du Calavon, en revanche n’autorisent que des cultures de saison.

Maison du parc du Luberon
Place Jean Jaurès
84400 Apt
tél. 04 90 04 42 00

www.parcduluberon.fr